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POSER SON TEMPS
23 février > 11 mars 2017

Exposition collective
Vidéo / objet / dessin

Daphné Keramidas  / Vidéos et dessins / Grèce
Viviana Méndez Moya / Objets / Chili
Deniz Aktaş / Dessins / Turquie

Vernissage jeudi 23 février / 18h30 > 22h
23 février > 11 mars  / mercredi au samedi  /  14h > 19h
Nocturnes : samedis 25 février et 4 mars jusqu’à 22h
Visite sur rendez-vous : contact@on-off-studio.com

L’idée de réunir dans une exposition trois artistes d’origines grecque, chilienne et turque contient déjà la notion de temps. Comme si dans une carte géographique déployée dans notre imaginaire se dessineraient les méridiens, les décalages horaires, les distances à parcourir pour lier les pays concernés ; comme si en regardant l’historique de vie des artistes on visualiserait le temps nécessaire pour les faire se rencontrer .

Daphné Keramidas, Viviana Méndez Moya et Deniz Aktas posent leur valises à Paris et ensemble nous proposent leurs représentations du temps intime, de la mémoire, de la reconstruction.

English version

Repassage facile – Viviana Méndez Moya
La palette de ma mère – Viviana Méndez Moya
Les jours ouvrables – Viviana Méndez Moya
Les jours ouvrables – Viviana Méndez Moya
À la gare – Daphné Keramidas
A la gare – Daphné Keramidas
Visiteurs découvrant Monuments de Daphné Keramidas
Danger iron – Viviana Méndez Moya
Puño quemado – Viviana Méndez Moya
Under construction – Deniz Aktas
Under construction – Deniz Aktas
Under construction – Deniz Aktas
Under construction – Deniz Aktas
Under construction – Deniz Aktas

Daphné Keramidas
Une horloge de gare fonctionne de manière mécanique : l’aiguille des secondes bouge en continue pour s’arrêter une fois toutes les minutes et reprendre avec un sursaut son inlassable décompte. Pause dans sa course, hoquet du temps, cette parenthèse offerte par l’horloge ouvre l’espace à la surprise et à la liberté… au temps intime hors comptage, à l’éveil des sens, à l’appel aux souvenirs.
Dans À la gare, vidéo réalisée en 2011, Daphné Keramidas nous livre le temps intime niché dans le travail sisyphien d’une aiguille d’horloge publique, dans la boucle de la boucle d’un cadran.
La vidéo Contrapunto et la série de dessins Monuments produites en 2016 complètent sa proposition. Ces créations ont été réalisées dans le cadre de sa résidence, toujours actuelle, à la Cité Internationale des Arts.

Viviana Méndez Moya
Le temps des travaux lourds et monotones est un temps qui ne finit jamais, un sacrifice qui fait naître de la colère. Au fil du temps et par nécessité, nous apprenons à la maitriser alors, une abnégation surgit. Colère et abnégation laissent leurs traces… c’est une question de temps et de ton.
Ma mère avait l’expertise du fer à repasser, la maîtrise de sa colère ne l’a jamais laissé brûler une seule chemise. Pour moi, le poids et la température du fer sont devenus les symboles de son ressenti au quotidien dans la maison, dans un pays au régime autoritaire.
Viviana Méndez Moya s’empare du poids et de la température du fer pour créer des objets où le contrôle du temps se rend visible et sa dimension olfactive imaginaire.
L’artiste vit et travaille à Paris.

Deniz Aktaş
Deniz Aktaş dessine les traumatismes imprimés dans une ville touchée par la violence, les bombardements, la guerre. De paysages urbains de nature granulaire où le grain de l’image évoque la désagrégation. Des décors dépeints avec une technique minutieuse songent à cicatriser leurs blessures et laissent entendre souffler le temps nécessaire à une reconstruction.
S’il suffit d’une bombe = 2 sec pour détruire un quartier, d’un déclic = 1/16 sec pour prendre une photo, Deniz Aktaş a besoin d’un mois = 2.678.400 sec pour transformer la destruction en dessins hantés.
L’artiste a été en résidence à la Cité internationale des Arts pendant l’année 2016 ; il habite à Istambul.

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